Du 26 au 29 mai 2025, une mission de reconnaissance des sites riverains du Barrage de Bagré a été menée par NATURAMA, en partenariat avec l’Association BISSAPOU-KOU et des chercheurs universitaires des institutions publiques du Burkina Faso, notamment l’université Joseph KI-ZERBO, l’Ecole Normale Supérieure et le Centre universitaire de Gaoua dans la commune de Gon-Boussougou, province de Zoundwéogo. Cette mission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une composante du projet « Addressing Climate Vulnerability through Nature-Based Solutions using Transdisciplinary Engagement of Wetland Communities (AV-STEC) » dans les zones humides du Bassin de la Volta au Burkina Faso. Le projet, financé par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI), vise à renforcer les capacités d’adaptation et de résilience au changement climatique des populations rurales du bassin de la Volta, au nord du Ghana et au sud du Burkina Faso. Il est mené par un consortium composé du Centre de recherche sur la conservation de la biodiversité (CBCR), NATURAMA, l’université York (Canada), START International (États-Unis) et des enseignants-chercheurs des universités du Ghana et du Burkina Faso.

L’objectif principal de cette sortie était d’identifier et de sélectionner les communautés riveraines du barrage de Bagré qui sont les plus exposées et vulnérables aux manifestations des extrêmes climatiques causées par les débordements des eaux du barrage. Plus spécifiquement, il s’agissait de :

✅i) identifier et cartographier les communautés riveraines du barrage de Bagré dans la commune de Gon-Boussougou ;

✅ii) effectuer des visites d’observation sur le terrain pour évaluer le niveau d’exposition de chaque communauté aux extrêmes climatiques ;

✅iii) réaliser des entretiens en groupes de discussion avec les communautés ;

✅iv) sélectionner les communautés les plus vulnérables et les plus affectées par les débordements des eaux du barrage, en vue d’éventuelles interventions du projet pilote ;

✅v) établir des contacts avec les leaders communautaires et les autorités locales afin de faciliter la mise en œuvre du projet pilote. Ainsi, le premier jour des sorties a été marqué par une visite de reconnaissance des sites de Foungou et de Tiéré, tandis que le deuxième jour a été consacré à la visite des sites de Saré Peulh et Nonboya.

Au total, quatre (04) communautés ont été visitées. Les sorties de terrain se sont déroulées toute la journée et ont permis d’échanger avec les différentes communautés pour recueillir leurs perceptions sur les enjeux climatiques de la commune.

À l’issue des visites de terrain, l’équipe transdisciplinaire a procédé à la sélection des communautés susceptibles de bénéficier des investissements du projet, conformément aux critères d’évaluation préalablement établis. Ces critères incluent principalement :

✅i) la sécurité;

✅ii) les impacts engendrés par le barrage de Bagré;

✅iii) le niveau de vulnérabilité des communautés;

✅iv) l’accessibilité aux communautés affectées par le barrage;

✅v) l’intérêt et la réception de la part des communautés;

✅vi) les interventions antérieures (réinstallation, projets en cours, etc.),

✅vii) la diversification de leurs activités de subsistance (agriculture, apiculture, etc.);

✅viii) leur proximité/enceinte au barrage et ix) l’origine des communautés (migrants ou autochtones).

De même, chaque partie prenante a été clairement orientée sur la suite du déroulement des travaux, et spécifiquement de la tâche qui lui incombe.

Il est ressorti que deux communautés, Foungou et Tiéré, avaient des scores presque identiques et répondaient de manière plus satisfaisante aux critères de sélection par rapport aux autres communautés. Par conséquent, elles sont provisoirement choisies comme sites potentiels du projet pilote en entendant d’autres informations complémentaires. Foungou est classé premier tandis que Tiéré est classé deuxième.

Au terme de cette mission, l’équipe de NATURAMA exprime ses sincères remerciements à l’Association BISSAPOU-KOU, qui est le partenaire de mise en œuvre des activités du projet sur le terrain, ainsi qu’aux enseignants-chercheurs des universités Joseph KI-ZERBO, de l’Ecole Normale Supérieure et du Centre universitaire de Gaoua. NATURAMA souhaite également faire part de sa gratitude aux leaders des communautés locales visitées, qui ont déployé tous les efforts nécessaires pour faciliter l’exécution de cette mission. Il remercie aussi les services techniques de l’État pour leur contribution à la réussite de cette mission.

NATURAMA tient à préciser que le contenu de cette publication est de sa seule responsabilité et ne reflète pas nécessairement les opinions des autres partenaires du projet. Ci-dessous, quelques images illustrant les visites de terrain et les entretiens avec les communautés.

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